En reconstruction, le chirurgien utilise le plus souvent la cicatrice de mastectomie pour placer l’implant (figure 1) et la prothèse est placée derrière le muscle grand pectoral (figure 2).
Figure 1 :Etapes de la reconstruction du sein par prothèse mammaire.
Figure 2 :Position rétro-pectorale de la prothèse
en reconstruction du sein
Mastectomie sein Droit.
Reconstruction par prothèse du sein droit et plastie sur le sein gauche.
Résultat final après reconstruction du mamelon et de l'aréole.
Les prothèses ne sont jamais implantées à titre définitif et certaines patientes après cancer, ayant subit des interventions lourdes, ne veulent pas avoir d’autres interventions chirurgicales.
D’autres pensent que les risques de cette chirurgie sont plus grands que les bénéfices ou bien que les risques ne sont pas encore suffisamment bien connus.
Certaines femmes considèrent qu’elles peuvent accepter leur nouvelle image corporelle sans reconstruction après une mastectomie (seulement 20% des patientes ayant eu une mastectomie ont une reconstruction mammaire). Ce choix est donc un choix personnel guidé par les conseils de spécialistes et d’autres patientes.
Il est possible de reconstruire un sein en utilisant des tissus d’une autre partie du corps (lambeau) ; soit la peau de l’abdomen (lambeau de grand droit), soit la peau du dos (lambeau de grand dorsal).
Le lambeau de Grand Dorsal utilise la peau du dos et le muscle grand dorsal (dont la fonction n’est pas indispensable dans les mouvements de la vie courante).
Avantage : Il permet parfois de reconstruire le sein sans prothèse au prix d’un cicatrice camouflée par le soutien-gorge. Cette méthode est fiable et de pratique courante.
Inconvénients : le plus souvent l’adjonction d’une prothèse sous le lambeau est nécessaire pour reconstruire un volume suffisant au sein. La peau du dos est de coloration parfois différente de celle du sein pouvant donner un aspect de « patch cutané ». La principale complication est l’épanchement lymphatique du dos nécessitant des ponctions.
Pour le « TRAM » ou « lambeau de Grand Droit » l’on utilise la peau abdominale en excès et l’un, voir parfois les deux muscles Grand droit afin de reconstruire un sein ou les deux. L’avantage de cette technique réside dans l’aspect proche de celui du sein naturel de la peau abdominale et dans l’aspect esthétique sur la paroi abdominale de cette intervention.
L’inconvénient majeur est la fragilisation parfois importante de la paroi abdominale privée d’un ou de ses deux muscles grand droit.
Il est préférable d’attendre 3 mois après la reconstruction mammaire pour reconstruire l'aréole et le mamelon. Ce geste peut être réalisé sous anesthésie locale. Il n’est pas systématique ni obligatoire mais il achève la reconstruction esthétique du sein.